MELVILLE, Créatifs
Pourquoi ce nom, « Les Melville » ?
Par rapport à notre boulot qui est de créer pour d'autres, l'exercice était de créer pour nous. Il fallait bien trouver un nom! Il nous fallait quelque chose de neutre du point de vue publicitaire. On a choisi « Les Melville » parce que c'est une référence culturelle intéressante. Entre l'auteur de bouquins et le réalisateur de films...Également pour la sonorité. Mais c'est vrai que l'enjeu était important. Quelque chose qui n'a pas de sens peut en prendre avec le temps. Si tu t'appelles « Agence de l'an 2000 », très vite tu peux être démodé !
Vous vous définissez comme des créatifs ?
On nous demande de sortir des idées pures! C'est assez génial ! En fait, on savait plus ce qu'on ne voulait pas faire plutôt que ce qu'on voulait faire. La nouvelle génération de créatifs arrive dans ce métier parce qu'ils ont fait des études de publicité. Nous on est là parce qu'on était au fond de la classe. On a, de plus, une nature comique. Notre spécialité ce sont les blagues. On essaie toujours de ramener nos créations vers la comédie. C'est la base en publicité pour créer une connivence.
Votre madeleine de Proust cinématographique ?
Seb : Moi je crois que c'est Saint-Yorre avec Sabatier. « Saint-Yorre ça va fort» ! Non sérieusement... je ne sais pas.
Gabriel : des pubs il y en a des centaines... du coup se rappeler la première...
Ce qui est sûr c'est que chaque année, il y a un événement qui nous rappelle pourquoi on fait ce métier : Les Lions. Quand on voit les très bons films faits par les autres, ça nous rappelle que la pub peut être autre chose que quelque chose de subi.
